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lundi 29 mars 2010

RÉFLEXIONS SUR NOTRE COOPÉRATION AU NIGER

Le bilan de plusieurs années de coopération pose de nombreuses questions qu'il convient d'aborder tant entre nous, acteurs français qu'avec nos partenaires nigériens. Nous distinguerons les problèmes conjoncturels actuels et les problèmes plus permanents.

Aspect conjoncturel : les élections municipales du 27 décembre 2009, boycottées par l'opposition au président Tandja viennent d'être annulées par le Conseil Suprême pour le Retour à la Démocratie avant même que les maires issus de ces nouveaux conseils aient été élus et sans qu'à ce jour le CSRD ait précisé qui assure la continuité de la gestion dans les 265 communes du Niger : les maires élus en 2004 ou un fonctionnaire à désigner ? Quelle que soit la solution retenue, il est clair qu'il ne pourra être discuté à nouveau de programme d'action sur plusieurs années que lorsque de nouvelles élections libres auront permis de désigner un conseil et un maire. Ce processus demandera sans doute plusieurs mois et conduira inévitablement à un certain ralentissement des actions prévues en 2010 dans le cadre de l'appui institutionnel et de l'appui aux services publics municipaux (eau, assainissement etc.)
Mais cette situation en principe ne devrait pas trop gêner l'appui que nous souhaitons apporter aux acteurs de la société civil de Tillaberi en faveur du développement, surtout lorsqu'au delà des élus et des services municipaux de la collectivités du Nord, il existe des acteurs de la société civile de cette collectivité motivés pour agir auprès des acteurs de la société civile de la collectivité du Sud : organisations paysannes, organisations de femmes, coopérative, parents d'élèves etc.

Au delà du problème de financement de ces actions, le principal problème qui se pose alors est celui du choix du ou des bénéficiaires de ces actions. Nous nous refusons à faire de l'assistance et nous souhaitons intervenir en appui. Encore faut-il que nous puissions trouver à Tillaberi des groupes constitués porteurs réels de projets de développement afin que ces projets ne soient pas des projets proposés et conçus par nous, au Nord que nos partenaires du Sud acceptent mais ne sont pas réellement approuvés. Ceci implique de notre part et de nos partenaires du RAIL qui agissent avec et pour nous à Tillaberi une attention toutes particulière aux acteurs potentiels du développement à Tillaberi, ceux auxquels nous pouvons apporter notre appui avec une réelle efficacité.
Certes nous connaissons déjà, depuis 20 ans de travail à Tillaberi certains de ces acteurs et nous continuons à travailler avec eux : les enseignants du CES, les groupes de micro crédits, les banques céréalières etc. Mais nous savons aussi que d'autres initiatives suggérées par nous même n'ont pas réellement réussi par manque d'implication réel au projet du coté de Tillaberi : la collecte d'ordures ménagères, malgré nos efforts répétés n'avait pas à l'époque été réellement portée par l'administration municipale et nos efforts sont restés vains.
Nous sommes persuadés qu'il y a de nombreux domaines qui touchent à la vie quotidienne des habitants de Tillaberi et notamment des femmes où nous pourrions apporter notre appui financier et éventuellement technique mais notre action dans ces domaines est conditionnée par l'existence d'un partenaire efficace. C'est ce que nous allons tenter avec le projet de la diffusion de farine pour enfants MISOLA en 2010, grâce à l'appui effectif de l'équipe nigérienne de MISOLA mais il y a sans doute d'autres voies à explorer au cours de nos visites et de notre travail avec le RAIL.
Le développement ne s'impose pas de l'extérieur. Il résulte d'initiatives locales. A nous de les détecter et de les appuyer.

jeudi 11 mars 2010

DESCRIPTIF DES MISSIONS DE L'ASSOCIATION ET DE LA VILLE

1) Les échanges
Développement d'un tourisme responsable grâce à la Maison de l'Amitié, et appui aux échanges entre professionnels d'un même domaine : enseignants, médecins, infirmières, pompiers, entrepreneurs, comptables, secrétaires …

2) L'accès à l'eau potable
dans les zones (encore nombreuses où des populations en sont privées : forages – pompes – bornes-fontaines …

3) Le développement économique :
les microcrédits : prêts à bas taux à des groupes solidaires qui s'engagent dans des projets comme l'élevage d'animaux, ou l'ouverture de petits commerces qui vont procurer des revenus supplémentaires : ..

4) L'éducation :
Construction de classes et amélioration de la qualité de l'enseignement - financement de stages de formation, appui aux associations de parents d'élèves, matériel pédagogique, manuels scolaires ..

5) La culture et la Francophonie
Appui à l'expression artistique des jeunes à travers le studio Joliba Soutien à la bibliothèque municipale et aux animations de promotion de la Francophonie qu'elle propose, …

6) La sécurité alimentaire
. Les banques céréalières : Prêts de céréales, achetées en période de bas prix, à des associations qui les revendent à prix coûtant en période de soudure, et alors remboursent la coopération.
. L'appui aux productions agricoles :Initiation à l'utilisation de semences à haut rendement, à la valorisation des produits (farine Misolla), soutien aux coopérateurs du périmètre irrigué de Tillakaina …)

7 ) La santé
(électrification de centres de soins primaires en panneaux solaires - dotations en équipements de l'hôpital de la ville)

- La nature de nos interventions est limitée par le niveau de nos moyens

- Il ne s'agit pas d'imposer des interventions dans les domaines qui semblent les plus importants aux habitants de Juvisy (paternalisme), mais autant que possible de les faire coïncider avec les demandes des habitants de Tillabéri (partenariat), qui ont le dernier mot, puisqu'ils participent en argent ou en nature à toutes les opérations ! !

- Prévoir la manière dont les gens vont pouvoir répondre ?

- Indiquer qu'on peut utiliser un pseudo ?

-Des photos repiquées des rubriques de présentation de la coopération, déjà sur le blog, peuvent illustrer chaque domaine ou presque, si vous ressentez le besoin d'aérer et de rendre plus attractif !

jeudi 4 mars 2010

PROCHAINE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

L'assemblée générale de notre association se tiendra le samedi 10 avril 2010 à 15h30 à la salle Georges Brassens au 35 Avenue de la Terrasse. Elle sera l'occasion de faire le point sur notre action en 2009 et de définir nos orientations pour 2010. Les comptes détaillés seront soumis pour approbation et conseil sera renouvellé pour un tiers de ses membres. N'hésitez pas à venir, même si vous n'êtes pas encore membre de l'association, nous n'avons riens à cacher!

mercredi 3 mars 2010

INFO FLASH

Après la crise politique toute récente, un gouvernement provisoire a été formé. Il se compose de :
5 militaires (3 Généraux et 2 Colonels),
5 femmes de haut niveau,
et 10 civils de haut niveau.

SITUATION POLITIQUE AU NIGER TÉMOIGNAGE D'UN AMI

"Pour le putch, je crois que c'est du pareil au même; la seule différence c'est que celui-ci s'est fait avec des armes tandis que celui de Tandja s'est fait par détournement des outils démocratiques. Certes, je salue le départ de Tandja, mais j'ai peur pour l'avenir de ce pays déjà très éprouvé, s'il faut chaque fois que les armes crépitent pour stabiliser la démocratie. Pour moi, le mal du Niger est plus profond et résulte d'un cocktail de problèmes comme l'irrespponsabilité et l'incapacité de notre classe politque à jouer la vraie démocratie en respectant ses règles et ses principes, l'analpabétisme généralisé qui ouvre les portes à l'achat et à l'embrigadement des consciences populaires, le regionalisme, l'ethnocentrisme, le manque de la fibre nationaliste chez la majorité des nigériens, le tout baignant dans un arôme de pauvrété extrème qui conduit à la tentation, à la corruption et au détournement des deniers publics avec comme corollaire la rupture de confiance entre les dirrigeants et les dirigés. Voilà pour moi le vrai problème du Niger dont les coups d'Etat, style tandja ou style militaire, ne sont que des manifestatons paroxysmiques.
Vous trouverez mon discours peut-être un peu trop pessimiste, mais au prochain coup d'Etat vous comprendrez de quoi je parle."

N'hésitez pas à réagir!